Carnet de route

Un raid raquettes sportif

Sortie :  RAID RAQUETTES ANNUEL du 04/02/2024

Le 26/02/2024 par TANGRE Jean-Louis

Nous sommes 8 à partir pour le Mercantour ; Tatou, grippé a déclaré forfait pour cette année.

Route sans problème et sèche jusqu'à St-Dalmas-le-Selvage, notre point de départ. Gîte et hôte sypathique.

Le premier jour, en guise de mise en jambe... et faute de neige sur l'itinéraire initialement programmé, nous partons à l'assaut de la Tête de Vinaigre, sous un franc soleil.

Une grimpette de près de 1000m sur le GR5 où nous ne trouverons la neige que sur l'arête finale. Nous nous arrêterons sous le sommet et les restes des blockhaus de la dernière guerre. Au retour, une tentative d'emprunter l'ancien traçé du GR(plus court que le nouveau) se soldera par un échec suite à un large éboulement. Nous reborussons chemin et reprnons l'itinéraire de montée.

Le lendemain, départ pour la première étape en ligne : St-Dalmas/Bayasse.

Première partie sur un glissant sentier où subsistent des plaques de glace, reliques de vieilles neiges. Nous rattrapons la piste forestière qui nous mène ra au col et pouvons enfin chausser les raquettes à un peu plus de 1700m.

Nous pique-niquons à environ 1 heure de marche du col. Le col de l'Escuzier, initalement prévu, sera délaissé au profit de celui de la Moutière où passe la piste. Nous arrivons au col où les traces des fortifications de la seconde guerre sont parfaitement visibles ; ce hâvre de paix aujourd'hui était la ligne de front autrefois.

Nous basculons sur le vallon de la Moutière qui nous mènera à notre gîte d'arrivée. Les 400m premiers mètres sont délicats. La piste est noyée sous d'immenses congères, nées d'anciennes avalanches ; le tout en balcon sur des pentes fortes et longues. Une bonne trace est faite, à grands coups de raquettes dans une neige heureusement pas trop dure mais portante. La vigilance de tous permet de passer rapidement. Nous retrouvons la trace du GR 52 que nous ne quitterons plus jusqu'à Bayasse tout au long de ce loonngg vallon.

Le gîte est rustique, mais confortable. Un charmant désordre y règne, mais les hôtes sont sympathiques et la cuisine excellente (nous y goûterons un ragout de ...chamois !). Gérard, blessé aux pieds et Alain souffrant des épaules prennent la décision d'arrêter là. Nous organisons leur retour/Brignais (taxi/Car/train). 

Le lendemain, petite sortie dans le vallon au sud de Bayasse (notre itinéraire de départ du lendemain). Objectif : un bel exercice /DVA avec pentes... Nous passons en revue toute la procédure et nos "novices" peuvent à loisir déployer leurs sondes et pelleter à qui mieux mieux.

Retour au gîte pour le déjeuner et l'après midi est consacré au repos dans l'attente de l'étape du lendemain.

Le lendemain, nous partons pour la seconde étape en ligne : Bayasse/Estenc et le refuge de la Cantonnière.

Nous laissons Gérard et Alain qui attendent le taxi.

Une étape "relativement" cool, qui se déroulera sur une bonne trace au départ, puis sur la route enneigéepassant par le col de la Cayolle, où nous pique-niquerons à l'abri du vent, derrière d'énormes blocs de rocher. Le temps jusqu'alors splendide, commence à changer et vers le Sud, de lourds nuages montent inexorablement.

Nous passons en face sud du col et rapidement c'est....l'été. Il fait une chaleur printanière dans ce vallon où se cachent les sources du Var. Nous arrivons vers 15h30 au refuge qui est au ord de la route et siestons sur la pelouse.

Refuge confortable, où nous sommes seuls...

Le lendemain, 6h03, passage de.... la déneigeuse ! Et ce en sera pas le seul au cours de cette journée.

Le temps est bouché, il est tombé 15 à 20 cms de neige dans la nuit et il neige sans discontinuer. Sans nous presser, nous nous préparons à sortir en direction du vallon de la Roche Trouée, avec l'espoir de l'apercevoir du as, faute de pouvoir monter à son pied (les dernières pentes sont très raides et la neige fraiche risque d'être problématique). Nous remontons le vallon jusque vers 2350m d'altitude, au débouché de la forêt. La visibilité est trop limitée pour espérer voir la curiosité géologique convoitée. Tant pis, nous rebroussons chemin, pique-niquons rapidement plus ou moins à l'abri d'un amas de branches posé contre le tronc d'un mélèze, reste d'une "cabane" d'enfant de l'été dernier.

Nous regagnons le refuge. Il neige toujours... La grande question est que faisons-nous pour le lendemain, sesné être consacré au retour au point de départ... Le gardien du refuge, guide en retraite et ancien du PGHM nous déconseille formellement de revenir par l'itinéraire prévu, où, à l'aplomb du premier col se situe un court, mais réel passage avalancheux. Il préconise un itinéraire, à priori moins exposé, mais aussi plus long.....Le tout, sur la base de prévisions météo qui semblent mieux orientées pour le lendemain.

Après réflexion, nous optons pour cette nouvelle option. Isabelle décide à son tour de jeter l'éponge et rdescendra le lendemain dans la vallée, où elle regagnera Mornant par petites étapes.

Le lendemain, et après qu'il ait neigé toute la nuit, la couche de fraiche atteint les 60cms, voire plus...

Nous quittons le refuge pour tenter un passage sur ce nouvel itinéraire. Nous passons le village d'Estenc et empruntons tout au bout, le tracé du GR52, noyé sous la neige. Nous le remontons en nous enfonçant à chaque pas et toujours un peu plus, jusque vers le point 1900 sur la carte où le GR fait un coude brusque sur la gauche. Seul hic, le sentier , évidemment invisible, passe au beau milieu d'un large couloir d'avalanche déjà bien garni des résidus des avalanches de la nuit. Sans emprunter ce couloir qui ne fait pas envie, nous poursuivons un peu plus loin dans les pentes avec l'espoir de trouver une sorte de replat qui nous permettra de passer ce point difficile. Nous remontons un thalweg qui cache un ruisseau de fonte sans rien trouver, si ce n'est d'autres couloirs d'avalanches. Nous nous enfonçons maintenant jusqu'en haut des cuisses, il neige toujours (contrairement aux prévisions !). Il est 11heures, si nous maintenons notre objectif, il va falloir rebrousser chemin et il nous reste 15 kms à parcourir...

Mission impossible. Nous faisons demi-tour.

Pour rester à l'abri des avalanches, nous descendons sur une partie abritée, droit dans la pente en direction d'un bois de mélèzes que nousq atteignons sans trop de problèmes. Nous traçons en suivant la courbe de niveau qui nous ramènera sur notre trace de montée. Celle-çi a déjà disparu par endroits, par suite de nouvelles coulées.

Nous regagnons le refuge où nous pourrons passer la nuit et organiser un retour en vallée par la route le lendemain.

Le gardien se démène et nous trouve un habitant du village qui redescend le lendemain en direction de Nice. Une aubaine !

Gérard et moi le rejoignons le lendemain. Il nous dépose un peu après Puget-Théniers où nous retrouvons un taxi, commandé la veille. Il nous ramènera à St-Dalmas où nous récupérerons notre minibus.

Pendant ce temps-là, et par chance, une seconde habitante du village resdescend elle aussi dans la vallée. Elle embarquera les membres de notre petit groupe jusqu'à Entrevaux, où ils nous attendront.

Minibus récupéré, nous redescendons la Tinée (où il n'a presque pas neigé !) , reprenons la vallée du Var, et arrivons à la nuit tombée à Entrevaux où nous attendent nos amis.

Tout le monde embarque, direction Brignais où nous arriverons vers 1h30 du matin, tous sains et saufs.

En somme, une belle aventure !

 

 

 

 

 

 

 

 







MONTAGNE PLAISIR AFFILIE FFCAM
9 ALLÉE DE BEL-AIR
69530  BRIGNAIS
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